A l’Improviste, partenaire de La Semaine du Son 2012
Emission enregistrée à la Gaîté lyrique jeudi 19 janvier
Dans le cadre de la semaine du son, mettant en valeur le sonore et son aspect sociétal, France Musique associe ses émissions A l’improviste et Electromania pour une programmation de concerts et une table ronde dans la grande salle.
Anne Montaron, productrice de l’émission A l’Improviste, anime concerts et table ronde.
Déroulé de la soirée :
- 19h Impromptu musical
Duo inédit avec eRikm (platines) et Frédéric Blondy (piano préparé)
- 19h45 Jouer ensemble : improvisations, enjeux et mises en jeu
Table ronde avvec Alexandros Markeas , Alex Grillo, Christian
Sebille, Alexandre Pierrepont, Olivier Sens, Franck Vigroux et Christian Zanesi.
- 20h45-21h30 Impromptu musical « Cartouche » par eRikm (electronique) et Natacha Muslera (voix)
(Ré)écouter l’émission A l’Improviste
LES MUSICIENS
- Frédéric Blondy
www.fredericblondy.net

- Frédéric Blondy, au piano préparé, en duo avec eRikm, aux platines
- Photo Jean-José Wanègue
Après des études de Mathématiques et Physique à l’université de Bordeaux, Frédéric Blondy se consacre entièrement à l’étude du piano. Tout d’abord à travers le jazz puis à travers des études classiques menées à Bordeaux, au Conservatoire National, puis à Paris en compagnie de Marie-Christine Calvet, au Centre International
de Piano, où il a pu approfondir son approche “corporelle” de l’instrument.
En tant qu’improvisateur, Frédéric Blondy s’est produit dans de nombreux festivals et salles de concerts en Europe, en Amérique du Nord, au Moyen-Orient et en Asie. Il a eu l’occasion de travailler avec de nombreux musiciens tels que Paul Lovens, Rhodri Davies, Lê Quan Ninh, Michel Doneda, Joëlle Léandre, Urs Leimgruber, Thomas Lehn, Daunik Lazro, Radu Malfatti, John Tilbury, Otomo Yoshihide, Gustafsson,.... et de développer un travail approfondi en formation avec des groupes tels que Hubbub, Ethos.
- eRikm
www.erikm.com

- "Cartouche" par eRikm (électronique) et Natacha Muslera (voix)
- Photo Jean-José Wanègue
Depuis 1992, eRikm étend son terrain d’expérimentation artistique sur les scènes
internationales. Attentif au maintien de la fusion entre pensée, instinct et sensibilité, il ose la simultanéité des pratiques et la mise en tension de différents modes de composition, dans et avec tous les langages.
Depuis son expérience première de guitariste jusque dans ses recherches plastiques et visuelles, il prend le risque d’échapper à toute tentative de catégorisation hâtive. Très vite considéré comme un virtuose des platines et des
arts sonores (1996), eRikm traverse les mondes- systèmes dits « indépendants », « institutionnels » et les territoires (France – International).
Dans le même temps (1997), il développe une approche ouvertement prospective du médium technologique, à la fois comme outil de développement d’un modèle économique et comme instrument de création, de production, de diffusion.
Un processus qui ne cesse jamais de traiter les matières sonores comme un organisme vivant, en mutation permanente, exposé au risque de l’accident comme à celui du ravissement et de l’unisson. Parce qu’il fait jouer tous les contraires dans la démarche d’improvisation, ce geste s’inscrit au plus haut des expressions
d’intensité, misant à la fois sur sensation et entendement, farce et gravité, instinct et anticipation.
Ses œuvres mettraient alors en tension l’intime et le politique, le populaire et le savant, mais sans démonstration, plutôt à partir de courts-circuits, de matériaux (dé)générés en live - de la référence au bruit ; comme autant de façons de saisir chaque instant sur le vif.
Au fil du temps, les rencontres et collaborations s’impulsent naturellement avec des publics et des tempéraments : Luc Ferrari, Christian Marclay, Akosh S, Mathilde Monnier, Bernard Stiegler, Fm Einheit… Autant d’heureuses « co-incidences » qui marquent cette recherche instinctive de transmutation, ces jeux sur plusieurs plans.
Depuis 1997, seul ou accompagnés, eRikm se déplace pour jouer (5 à 7 projets « on tour ») ou conçoit des œuvres spécifiques, transversales, pour des espaces et des commandes (discographiques, radiophoniques, installations, vidéos...) Entre
ces temps, irriguant l’émergé, les fragments les plus personnels continuent de s’assembler pour construire, à partir notamment de quelques-uns de ses arts premiers (photographies, dessins, objets plastiques, vidéo), une vision kaléidoscopique singulière.
In fine, tout son travail résonne certainement de ses recherches en bordure des sciences et d’une poésie curieuse du monde.
eRikm est basé à Marseille, Friche La Belle de Mai.











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